Passe-moi un sac-poubelle, je soufflerai sur ta chandelle.

Autoasphyxie, autodérision — toutes les choses qu’ont fait si on est seul, mais qu’on veut sentir quand même.

T’as des bougies chez toi, mais guère d’invités. J’ai d’invités chez moi, mais voudrais bien qu’ils bougent chez toi.

Humilité, sacrifice, et la douleur : exquisité. Qu’en fais-je ensuite ? fais-tu comme instruite ?

Je les connais très bien, peut-être j’en suis un — ces gens qui font comme on leur dit ; un peuple soumis et maudit.

La solitude, cela se peut que je la cultive.

Ne laisse pas t’envahir par ce froid, cette distance. La distance et le froid finiront toujours par te détruire.

C’est le plaisir qu’on recherche par la peine, cela ne vaut souvent pas le coup.

Plaisir éphémère, peine perpétuellement amère.

Après tout, on cherche toujours la communauté. Or, une communauté de loups solitaires, c’est une communauté insolite où il manque d’air.

Ne laissons pas les échapper, ne laissons pas l’humanité s’enfuir. Il n’y a raison de choisir le chemin de la douleur que si le chemin de la noblesse est barré.

Des frontières sont à passer, mais ce n’en reste pas là : chaque voie vers la dignité est fermée par un cadenas.

Il faut cultiver le bienvenu, s’en défaire de l’image du malvenu. Chaque personne en vaut la peine. Chaque personne a du sang qui coule dans ses veines.

Chacun son chemin, mais faisons de sorte que le soleil brille sur les tous.

La soumission ne convient à personne. Soyons enfin des personnes !

 

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