Mon cœur, il s’étend. Mes ailes, je les suspends. Ils m’ont toujours dit d’arrêter d’être suspendu. Ils ont toujours voulu que j’atterrisse, que je hisse mon drapeau quelque part concret, comme si ce bout de terre m’appartenait. Je ne pouvais pourtant pas m’empêcher de voler, ne pouvais abandonner les hauteurs, sentir sur ma peau la chaleur d’un soleil si proche qu’on me le reproche. Les maîtres sur terre souffraient de vertige plus que moi. Ils m’observaient. Je faisais leur monde tourner. Est-on vraiment libre juste parce qu’on peut voler ou est-ce que la liberté ne consiste-t-elle pas à trouver un endroit où atterrir quand on a ras le bol du ciel ? Ce n’est que dans le luxe d’avoir un chez-soi ici-bas, qu’on peut rêver de flâner là-haut. Sans base, rien. L’électricité du fil, elle écrase ; fini le rêve aérien.

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