Un réseau creux, des tunnels, des capillaires, enfin des tubes.

Tout mène vers quelque part. Tout part de quelque part. Je suis à part.

Convexe ou concave, je mange mes betteraves et je deviens rouge, comme elles.

Le sang coule à flots, je te mets dans un chariot et je roule avec toi jusqu’à l’abysse.

Où je te glisse un papier, c’est une sorte d’excuse. Puis je lance le chariot dans le vide.

Mes organes se tournent vers l’extérieur, ils sortent de partout. Je chante. Non, je crie. Je me mue en papillon. Effrayant papillon qui bat ses ailes violemment.

Et le jour où l’encre sera sèche, où l’ancre sera sèche, je te chercherai dans l’abysse moi aussi.

Je viendrai te rendre la visite ou limite te conquérir, si pas ton corps au moins ton espace. C’est à moi, ton air !

Le tonnerre sonne sombre et pourtant le foudre rend de la lumière à cet endroit dévoué de toute consolation.

Il est lundi soir. Je vais peut-être te voir. T’es loin, très loin, dans ma mémoire, dans un coin où règne une araignée. Donne-moi l’épée. Je vais sauver au moins l’un de nous deux.

 

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